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MENTIONS LÉGALES COMPLÈTES
FRAXIPARINE Nadroparine calcique Solution injectable en seringue pré-remplie
COMPOSITION : Nadroparine calcique (DCI) 9 500 UI Anti-Xa Solution d'acide chlorhydrique ou soluté d'hydroxyde de calcium officinal q.s. pH = 5 à 7,5. Eau pour préparations injectables q.s
Chacune des présentations correspond aux doses unitaires suivantes :
FORME(S) PHARMACEUTIQUE(S) :
Solution injectable (S.C.) en seringue pré-remplie (verre) avec système de sécurité : Manchon plastique transparent DONNÉES CLINIQUES :
Indications thérapeutiques : Cette héparine est une héparine de bas poids moléculaire (HBPM).
Ses indications sont les suivantes :
Posologie et mode d'administration : VOIE SOUS-CUTANEE (en dehors de l’indication en hémodialyse).
Cette présentation est adaptée à l’adulte.
Ne pas injecter par voie I.M. 1 ml de FRAXIPARINE correspond environ à 9 500 UI anti-Xa de nadroparine.
Technique de l'injection sous-cutanée Ne pas purger la bulle d’air L’injection sous-cutanée de la nadroparine doit
être réalisée de préférence chez le patient en décubitus, dans le tissu
cellulaire sous-cutané de la ceinture abdominale antérolatérale et postérolatérale,
alternativement du côté droit et du côté gauche.
Recommandation générale La surveillance régulière de la numération plaquettaire est impérative pendant toute la durée du traitement en raison du risque de thrombopénie induite par l’héparine (TIH) (cf. Mises en garde et précautions d’emploi).
Traitement prophylactique de la maladie thrombo‑embolique veineuse en chirurgie : Ces recommandations s'appliquent en règle générale aux interventions chirurgicales effectuées sous anesthésie générale. Pour les techniques de rachianesthésie et d’anesthésie péridurale, l’intérêt de l'injection préopératoire doit être évalué en raison du risque théorique accru d'hématome intra-rachidien (cf. Précautions d’emploi).
Fréquence d'administration : 1 injection par jour.
Dose administrée : Elle doit être fonction du niveau de risque individuel, lié au patient et au type de chirurgie.
Situation à risque thrombogène modéré Dans le cas d'une chirurgie à risque thrombogène modéré et lorsque les patients ne présentent pas de risque thrombo‑embolique élevé, la prévention efficace de la maladie thrombo‑embolique est obtenue par une injection quotidienne d'une dose de 2850 UI anti‑Xa (0,3 ml). Le schéma thérapeutique étudié comporte une première injection effectuée 2 heures avant l'intervention.
Situation à risque thrombogène élevé Chirurgie de la hanche et du genou : La posologie de la nadroparine est adaptée au poids du patient, à raison d’une injection quotidienne de :
A titre indicatif, les posologies à administrer en fonction du poids des patients sont les suivantes :
Autres situations : Lorsque le risque thrombo-embolique lié au type de chirurgie (notamment cancérologique) et/ou au patient (notamment antécédents de maladie thrombo-embolique) paraît majoré, une posologie de nadroparine de 2850 UI (0,3 ml) semble suffisante.
Durée du traitement : Le traitement par HBPM, accompagné des techniques habituelles de contention élastique des membres inférieurs, doit être maintenu jusqu'à déambulation active et complète du patient :
Coût pour 1 seringue 0,3 ml : 3,98 € à 4,17 € Coût pour 1 seringue 0,6 ml : 7,50 € à 8,04 €
Prévention de la coagulation du circuit de circulation extracorporelle/hémodialyse :
INJECTION PAR VOIE INTRAVASCULAIRE (dans la ligne artérielle du circuit de la dialyse).
Chez les patients bénéficiant de séances d’hémodialyse itératives, la prévention de la coagulation dans le circuit d’épuration extra-rénale est obtenue en injectant une dose initiale de 65 UI/kg dans la ligne artérielle du circuit de dialyse, en début de séance. Cette dose, administrée en bolus intravasculaire unique, n’est adaptée que pour les séances de dialyse de 4 heures ou moins. Elle est susceptible d’être modifiée ultérieurement, en raison, de l’importante variabilité intra et interindividuelle.
A titre indicatif, les posologies à administrer en fonction du poids des patients sont les suivantes :
La dose sera, si nécessaire, ajustée au cas particulier de chaque patient et aux conditions techniques de dialyse. Chez le sujet à risque hémorragique, les séances de dialyse pourront être effectuées en utilisant une dose réduite de moitié.
Traitement curatif des Thromboses veineuses profondes (TVP) : Toute suspicion de thrombose veineuse profonde doit être confirmée rapidement par des examens adaptés.
Fréquence d'administration : 2 injections par jour espacées de 12 heures.
Dose administrée : La dose par injection est de 85 UI anti-Xa/kg. La posologie des HBPM n’a pas été évaluée en fonction du poids corporel chez les patients d'un poids supérieur à 100 kg ou inférieur à 40 kg. Il peut apparaître une moindre efficacité des HBPM pour les patients de poids supérieur à 100 kg, ou un risque hémorragique accru pour les patients de poids inférieur à 40 kg. Une surveillance clinique particulière s’impose.
A titre indicatif, les posologies à administrer en fonction du poids des patients sont de 0,1 ml/10 kg toutes les 12 heures, comme indiqué dans le tableau ci-dessous :
Ajuster le volume à administrer en amenant le piston à la graduation désirée en tenant la seringue verticalement.
Durée de traitement des TVP : Le traitement par HBPM doit être relayé rapidement par les anticoagulants oraux, sauf contre-indication. La durée du traitement par HBPM ne doit pas excéder 10 jours, délai d'équilibration par les AVK inclus, sauf en cas de difficultés d’équilibration (cf. Précautions d'emploi : surveillance plaquettaire). Le traitement anticoagulant oral doit donc être débuté le plus tôt possible.
Traitement curatif de l’angor instable/IDM sans onde Q : La nadroparine est administrée en 2 injections sous-cutanées par jour (espacées de 12 heures), de 86 UI Anti‑Xa/kg chacune, en association avec l’aspirine (posologies recommandées : 75 à 325 mg par voie orale, après une dose de charge minimale de 160 mg). La dose initiale doit être administrée sous la forme d’un bolus IV et d’une injection SC de 86 UI anti-Xa/kg. La durée recommandée de traitement est de 6 jours environ jusqu’à stabilisation clinique, avec une posologie ajustée au poids corporel comme indiqué ci-dessous :
Si un traitement thrombolytique s’avère nécessaire, en l’absence de données cliniques sur l’administration conjointe de nadroparine et de thrombolytique, il est recommandé d’interrompre le traitement par nadroparine et de prendre en charge ce patient de façon habituelle.
Coût pour 1 seringue 0,6 ml : 7,50 € à 8,04 € Coût pour 1 seringue 0,8 ml : 8,92 € à 10,13 € Coût pour 1 seringue 1 ml : 10,13 €
Contre-indications : Quelles que soient les doses (curatives ou préventives) ce médicament NE DOIT PAS ETRE UTILISE dans les situations suivantes :
A dose curative, ce médicament NE DOIT PAS ETRE UTILISE dans les cas suivants :
A dose curative, ce médicament est GENERALEMENT DECONSEILLE dans les cas suivants :
De plus, ce médicament à doses curatives est GENERALEMENT DECONSEILLE, chez tous les sujets quel que soit l’âge, en association avec (cf. Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions) 1. l’acide acétylsalicylique aux doses antalgiques, anti-pyrétiques et anti-inflammatoires, 2. les AINS (voie générale), 3. le dextran 40 (voie parentérale).
A dose préventive, ce médicament est GENERALEMENT DECONSEILLE dans les cas suivants :
De plus ce médicament à doses préventives est GENERALEMENT DECONSEILLE, chez le sujet âgé de plus de 65 ans, en association avec (cf. Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions) : 1. l’acide acétylsalicylique aux doses antalgiques, anti-pyrétiques et anti-inflammatoires, 2. les AINS (voie générale), 3. le dextran 40 (voie parentérale).
Mises en garde et précautions particulières d'emploi : Bien que les différentes spécialités d'héparines de bas poids moléculaire aient toutes des concentrations exprimées en unités internationales anti-Xa, leur efficacité ne se limite pas qu'à cette activité anti-Xa. Il serait dangereux de substituer le schéma posologique d'une HBPM par celui d'une autre, chaque schéma ayant été validé par des études cliniques spécifiques. Il y a donc lieu d'être particulièrement vigilant et de respecter le mode d'emploi spécifique de chacune des spécialités.
Mises en garde Risque hémorragique Il est impératif de respecter les schémas thérapeutiques recommandés (posologies et durées de traitement). Dans le cas contraire, des accidents hémorragiques peuvent s’observer, surtout chez les sujets à risque (sujets âgés, insuffisants rénaux…).
Les accidents hémorragiques graves ont notamment été observés :
Dans tous les cas, une surveillance particulière est indispensable chez les patients âgés et/ou insuffisants rénaux, ainsi qu’en cas de traitement prolongé au-delà de 10 jours. Pour détecter une accumulation, une mesure de l’activité anti-Xa peut-être utile dans certains cas (cf. Précautions d’emploi/Surveillance biologique).
Risque de thrombopénie induite par l’héparine (TIH) Devant un patient traité par HBPM (à dose curative ou préventive) qui présente un événement thrombotique, tel que :
Utilisation chez l’enfant En l’absence de données, l’utilisation des HBPM chez l’enfant n’est pas recommandée.
Précautions d'emploi : Fonction rénale Avant d’instaurer un traitement par HBPM, il est indispensable d’évaluer la fonction rénale, et plus particulièrement chez le sujet âgé à partir de 75 ans, en calculant la clairance de la créatinine (Clcr) à l’aide de la formule de Cockroft, en disposant d’un poids récent du patient : Chez l’homme, Clcr = (140-âge)x poids / (0,814 x créatininémie) avec l’âge exprimé en années, le poids en kg, la créatininémie en mmol/l. Cette formule doit être corrigée pour les femmes en multipliant le résultat par 0,85. Lorsque la créatinine est exprimée en mg/ml, multiplier par un facteur 8,8. La mise en évidence d’une insuffisance rénale sévère (Clcr de l’ordre de 30 ml/min) contre-indique la prescription d’HBPM dans les indications curatives (cf. Contre‑indications).
Surveillance biologique Surveillance plaquettaire : Thrombopénie induite par héparine (ou TIH)Il existe un risque de thrombopénie grave, parfois thrombosante, induite par l’héparine (héparine non fractionnée et moins fréquemment héparines de bas poids moléculaire), d'origine immunologique, dite de type II (voir aussi Effets indésirables). En raison du risque de TIH, une surveillance de la numération plaquettaire est nécessaire, quelles que soient l'indication du traitement et la posologie administrée. Pratiquer une numération plaquettaire avant traitement ou au plus tard dans les 24 heures après l’instauration du traitement, puis deux fois par semaine pendant la durée usuelle du traitement. Une TIH doit être suspectée devant un nombre de plaquettes < 100.000/mm3 et/ou une chute relative des plaquettes de 30% à 50 % sur 2 numérations successives. Elle apparaît essentiellement entre le 5ème et le 21ème jour suivant l'instauration du traitement héparinique (avec un pic de fréquence aux environs du 10ème jour). Mais elle peut survenir beaucoup plus précocement, lorsque des antécédents de thrombopénie sous héparine existent et des cas isolés ont été rapportés au delà de 21 jours. De tels antécédents seront donc systématiquement recherchés au cours d'un interrogatoire approfondi avant le début du traitement. En outre, le risque de récidive, en cas de réintroduction de l'héparine, pourrait persister plusieurs années, voire indéfiniment (cf. Contre-indications). Dans tous les cas, l’apparition d’une TIH constitue une situation d’urgence et nécessite un avis spécialisé. Toute baisse significative (30 à 50% de la valeur initiale) de la numération plaquettaire doit donner l’alerte, avant même que cette valeur n’atteigne un seuil critique. La constatation d’une diminution du nombre de plaquettes impose dans tous les cas : 1. un contrôle immédiat de la numération ; 2. la suspension du traitement héparinique, si la baisse est confirmée, voire accentuée, lors de ce contrôle, en l’absence d’une autre étiologie évidente. Un prélèvement doit être réalisé sur tube citraté pour réaliser des tests d’agrégation plaquettaire in vitro et des tests immunologiques. Mais, dans ces conditions, la conduite à tenir immédiate ne repose pas sur le résultat de ces tests d’agrégation plaquettaire in vitro ou immunologiques, car seuls quelques laboratoires spécialisés les pratiquent en routine et le résultat n’est obtenu, dans le meilleur des cas, qu’au bout de plusieurs heures. Ces tests doivent cependant être réalisés pour aider au diagnostic de cette complication, car en cas de poursuite du traitement héparinique, le risque de thrombose est majeur. 3. la prévention ou le traitement des complications thrombotiques de la TIH. Si la poursuite de l’anticoagulation semble indispensable, l’héparine doit être relayée par une autre classe d’antithrombotiques : danaparoïde sodique ou hirudine, prescrits suivant les cas à dose préventive ou curative.Le relais par les AVK ne sera pris qu’après normalisation de la numération plaquettaire, en raison du risque d’aggravation du phénomène thrombotique par les AVK.
Relais de l’héparine par les AVK : Renforcer alors la surveillance clinique et biologique (temps de Quick exprimé en INR) pour contrôler l’effet des AVK.En raison du temps de latence précédant le plein effet de l’antivitamine K utilisé, l’héparine doit être maintenue à dose équivalente pendant toute la durée nécessaire pour que l’INR soit dans la zone thérapeutique souhaitable de l’indication lors de deux contrôles successifs.
Contrôle de l'activité anti-Xa : La majorité des études cliniques qui ont
démontré l’efficacité des HBPM ayant été conduites avec une dose adaptée au
poids et sans surveillance biologique particulière, l’utilité d’une
surveillance biologique n’a pas été établie pour apprécier l’efficacité d’un
traitement par HBPM. Toutefois, la surveillance biologique par détermination de
l’activité anti-Xa peut être utile pour gérer le risque hémorragique, dans
certaines situations cliniques fréquemment associées à un risque de surdosage. Ces situations concernent essentiellement les indicatives curatives des HBPM, en raison des doses administrées, quand existe :
A l’inverse, la surveillance biologique n’est pas recommandée aux doses prophylactiques si le traitement par HBPM est conforme aux modalités thérapeutiques conseillées (en particulier pour la durée du traitement), ainsi qu’au cours de l’hémodialyse.
Afin de détecter une possible accumulation après plusieurs administrations, il est le cas échéant recommandé de prélever le sang du patient au pic maximal d’activité (selon les données disponibles), c’est à dire :
La répétition du dosage de l’activité anti-Xa pour mesurer l’héparinémie, par exemple tous les 2 à 3 jours, sera discutée au cas par cas, en fonction des résultats du dosage précédent, et une éventuelle modification de la dose d’HBPM sera envisagée. Pour chaque HBPM et chaque schéma thérapeutique, l’activité anti-Xa générée est différente. A titre indicatif, d’après les données disponibles, la moyenne observée (± écart-type) à la 4e heure pour la nadroparine délivrée :
Cette valeur moyenne a été observée au cours des essais cliniques pour les dosages d’activité anti-Xa effectués par méthode chromogénique (amidolytique).
Temps de céphaline avec activateur (TCA) : Certaines HBPM allongent modérément le TCA. En l’absence de pertinence clinique établie, toute surveillance du traitement fondée sur ce test est inutile.
Situations à risque La surveillance du traitement sera renforcée dans les cas suivants :
Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions : Certains médicaments ou classes thérapeutiques sont susceptibles de favoriser la survenue d’une hyperkaliémie : les sels de potassium, les diurétiques hyperkaliémiants, les inhibiteurs de l’enzyme de conversion, les inhibiteurs de l’angiotensine II, les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les héparines (de bas poids moléculaire ou non fractionnées), la ciclosporine et le tacrolimus, le triméthoprime. La survenue d’une hyperkaliémie peut dépendre de l’existence de facteurs de risque associés. Ce risque est majoré en cas d’association des médicaments sus-cités.
1. Chez le sujet de moins de 65 ans aux doses curatives d’HBPM, et chez le sujet âgé (> 65 ans) quelle que soit la dose d’HBPM. Associations déconseillées :
Augmentation du risque hémorragique (inhibition de la fonction plaquettaire et agression de la muqueuse gastro-duodénale par les salicyclés). Utiliser un analgésique antipyrétique non salicylé (type paracétamol). Dans le traitement de l’angor instable ou de l’infarctus du myocarde sans onde Q, la nadroparine doit être associée à l’aspirine à des doses ne dépassant pas 325 mg par jour (cf. Posologie et mode d’administration).
Augmentation du risque hémorragique (inhibition de la fonction plaquettaire et agression de la muqueuse gastro-duodénale par les anti-inflammatoires non stéroïdiens). Si l'association ne peut être évitée, surveillance clinique étroite.
Augmentation du risque hémorragique (inhibition de la fonction plaquettaire par le Dextran 40).
Associations faisant l’objet de précautions d'emploi :
Potentialisation de l'action anticoagulante. Lors du relais de l’héparine par l’anticoagulant oral, renforcer la surveillance clinique.
Associations à prendre en compte :
Augmentation du risque hémorragique.
2. Chez le sujet de moins de 65 ans aux doses préventives d’HBPM Associations à prendre en compte : L’utilisation conjointe de médicaments agissant à divers niveaux de l’hémostase majore le risque de saignement. Ainsi, quel que soit l’âge, l’association des HBPM à doses préventives aux anticoagulants oraux, aux antiagrégants plaquettaires (abciximab, AINS, acide acétylsalicylique quelle que soit la dose, clopidogrel, eptifibatide, iloprost, ticlopidine, tirofiban) et aux thrombolytiques doit être prise en compte en maintenant une surveillance clinique et éventuellement biologique.
Grossesse et allaitement : Grossesse : Les études effectuées chez l'animal
n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène de la nadroparine.
Traitement préventif au 1er trimestre et traitement curatif : En clinique, il n'existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif ou foetotoxique de la nadroparine lorsqu'elle est administrée à dose préventive pendant le 1er trimestre de la grossesse ou à dose curative pendant toute la grossesse. En conséquence, par mesure de précaution, il est préférable de ne pas utiliser la nadroparine à dose préventive pendant le 1er trimestre de la grossesse ou à dose curative pendant toute la grossesse.
Traitement préventif au cours des 2ème et 3ème trimestres : En clinique, l'utilisation de la nadroparine au cours d'un nombre limité de grossesses, au cours des 2ème et 3ème trimestres, n'a apparemment révélé aucun effet malformatif ou foetotoxique particulier à ce jour. Toutefois, des études complémentaires sont nécessaires pour évaluer les conséquences d'une exposition dans ces conditions. En conséquence, l'utilisation de nadroparine à dose préventive au cours des 2ème et 3ème trimestres ne doit être envisagée au cours de la grossesse que si nécessaire. Si une anesthésie péridurale est envisagée, il convient, dans la mesure du possible, de suspendre le traitement héparinique au plus tard dans les 12 heures qui précèdent l'anesthésie, pour un traitement préventif.
Allaitement : La résorption digestive chez le nouveau-né étant a priori improbable, le traitement par nadroparine n'est pas contre-indiqué chez la femme qui allaite.
Effets indésirables :
Surdosage :
La neutralisation est dans ce cas effectuée par l’injection intraveineuse lente de protamine (sulfate ou chlorhydrate). La dose de protamine utile est fonction :
Néanmoins, il n'est pas possible de neutraliser totalement l'activité anti-Xa. Par ailleurs, la cinétique de résorption de l'héparine de bas poids moléculaire peut rendre cette neutralisation transitoire et nécessiter de fragmenter la dose totale calculée de protamine en plusieurs injections (2 à 4), réparties sur 24 heures.
PROPRIÉTÉS PHARMACOLOGIQUES :
Propriétés pharmacodynamiques : B01 AB 06 : ANTI-THROMBOTIQUES
Propriétés pharmacocinétiques : Les paramètres pharmacocinétiques sont étudiés à partir de l'évolution des activités anti-Xa plasmatiques.
Biodisponibilité Après injection par voie sous-cutanée, la résorption du produit est rapide et proche de 100%; l'activité plasmatique maximale est observée entre la 3ème et la 4ème heure si la nadroparine est administrée en 2 injections par jour.Ce pic est décalé entre la 4ème et la 6ème heure si la nadroparine est administrée en 1 injection par jour .
Métabolisme Il s'effectue essentiellement au niveau hépatique (désulfatation, dépolymérisation).
Distribution Après injection par voie sous-cutanée, la demi-vie de l’activité anti-Xa est supérieure pour les héparines de bas poids moléculaire, comparativement aux héparines non fractionnées.Cette demi-vie est de l'ordre de 3 à 4 heures. Quant à l'activité anti-IIa, elle disparaît plus rapidement du plasma que l'activité anti-Xa avec les héparines de bas poids moléculaire.
Elimination L'élimination s'effectue principalement par voie rénale sous forme peu ou pas métabolisée.
Populations à risque sujet âgé : Chez le sujet âgé, la fonction rénale étant physiologiquement diminuée, l’élimination est ralentie. Cette modification n'a pas d'influence sur les doses et le rythme des injections en traitement préventif tant que la fonction rénale de ces patients reste dans des limites acceptables, c'est à dire faiblement altérée.Il est indispensable d’évaluer systématiquement la fonction rénale des sujets âgés de plus de 75 ans par la formule de Cockroft, avant l’instauration d’un traitement par HBPM (cf. Précautions d'emploi).
Insuffisance rénale légère à modérée (clairance de la créatinine > 30ml/min) : Il peut être utile dans certains cas de contrôler l’activité anti-Xa circulante pour éliminer un surdosage dans les indications curatives (cf. Précautions d’emploi).
Hémodialyse : L’héparine de bas poids moléculaire est injectée dans la ligne artérielle du circuit de dialyse, à des doses suffisantes pour éviter la coagulation du circuit.Les paramètres pharmacocinétiques ne sont a priori, pas modifiés sauf en cas de surdosage où le passage dans la circulation générale peut donner lieu à une activité anti-Xa élevée, en rapport avec l’insuffisance rénale terminale. DONNÉES PHARMACEUTIQUES :
Durée de conservation : 3 ans.
Précautions particulières de conservation : A conserver à une température inférieure à 30°C . A conserver dans son emballage jusqu’à l’utilisation.
Mode d’emploi, instructions concernant la manipulation : Utilisation du système de protection de l'aiguille : après injection, mettre en place le système de sécurité de la seringue de Fraxiparine. Tenir d'une main la seringue par le manchon et tirer fermement sur la bague pour déverrouiller le manchon et l'amener jusqu'au clic de verrouillage. L'aiguille souillée est ainsi entièrement protégée. PRÉSENTATION ET NUMÉRO D'IDENTIFICATION ADMINISTRATIVE :
A.M.M. 556 794.1 : 0,2 ml, boîte de 10 (hôpital). 327 825.6 : 0,3 ml, boîte de 2. 332 465.4 : 0,8 ml, boîte de 2. 334 889.6 : 0,8 ml, boîte de 10.327 832.2 : 1 ml, boîte de 2. 327 834.5 : 1 ml, boîte de 10 (hôpital). Solution injectable (S.C.) en seringue pré-remplie (verre) avec système de sécurité :manchon plastique transparent. CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DÉLIVRANCE :
Liste I.
Prix : Seringues pré-remplies unidoses de 0,3 ml : 8,33 € (boîte de 2) - 23,88 € (boîte de 6). Seringues pré-remplies graduées de 0,6 ml : 16,08 € (boîte de 2) - 44,99 € (boîte de 6). Seringues pré-remplies graduées de 0,8 ml : 20,26 € (boîte de 2) - 89,15 € (boîte de 10). Seringues pré-remplies graduées de 1 ml : 20,26 € (boîte de 2).
Remboursée Sécurité sociale à 65 %. Collectivités. Modèles hospitaliers (boites de 10 sauf 0,8 ml) : collect. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ :
Laboratoire GlaxoSmithKline 100, route de Versailles – 78163 Marly-le-Roi Cedex – Tél. : 01.39.17.80.00 Information Médicale : Tél. : 01.39.17.84.44 - Fax : 01.39.17.84.45 DATE D’APPROBATION / RÉVISION :
Mai 2005. Version : FRAXI1C1_05.
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