COMPOSITION :
p/ml
Nadroparine calcique (DCI) ....................................................................... 19 000 UI Anti-Xa
Solution d'acide chlorhydrique
ou soluté d'hydroxyde de calcium officinal ............................... ........... q.s. pH = 4,5 à 7,5
Eau pour préparations injectables............................ ............................. q.s.
Chacune des présentations correspond aux doses unitaires suivantes :
- 0,6 ml : 11 400 UI anti-Xa
- 0,8 ml : 15 200 UI anti-Xa
- 1 ml : 19 000 UI anti-Xa
FORME(S)
PHARMACEUTIQUE(S) :
Solution injectable (S.C.) en seringue pré-remplie (verre) avec système de sécurité : manchon plastique transparent.
DONNÉES CLINIQUES :
Indications thérapeutiques :
Cette héparine est une héparine de bas poids moléculaire (HBPM).
Son indication est la suivante : traitement curatif des thromboses veineuses profondes constituées.
Posologie et mode d'administration :
VOIE SOUS-CUTANEE.
Cette présentation est adaptée à l’adulte.
Ne pas injecter par voie I.M.
1 ml de FRAXODI correspond environ à 19 000 UI anti-Xa de nadroparine.
- Technique de l'injection sous-cutanée
Ne pas purger la bulle d’air.
L’injection sous-cutanée de la nadroparine doit être réalisée de préférence chez le patient en
décubitus, dans le tissu cellulaire sous-cutané de la ceinture abdominale antérolatérale et postérolatérale, alternativement du côté droit et du côté gauche.
L'aiguille doit être introduite perpendiculairement et non tangentiellement, sur toute sa longueur,
dans l'épaisseur d'un pli cutané réalisé entre le pouce et l'index de l'opérateur.
Ce pli cutané doit être maintenu pendant toute la durée de l'injection.
- Recommandation générale
La surveillance régulière de la numération plaquettaire est impérative pendant toute la durée du traitement en raison du risque de thrombopénie induite par l’héparine (TIH) (cf. Mises en garde et précautions d’emploi).
Traitement curatif des thromboses veineuses profondes (TVP)
Toute suspicion de thrombose veineuse profonde doit être confirmée rapidement par des examens adaptés.
- Fréquence d'administration :
1 injection par jour.
- Dose administrée :
La dose par injection est de 171 UI anti-Xa/kg.
La posologie des HBPM n’a pas été évaluée en fonction du poids corporel chez les patients d'un poids supérieur à 100 kg ou inférieur à 40 kg. Il peut apparaître une moindre efficacité des HBPM pour les patients de poids supérieurs à 100 kg, ou un risque hémorragique accru pour les patients de poids inférieur à 40 kg. Une surveillance clinique particulière s’impose.
A titre indicatif, les posologies à administrer en fonction du poids des patients sont de 0,1ml/10 kg une fois par jour, comme indiqué dans le tableau ci-dessous :
|
Poids corporel |
Volume de FRAXODI par injection |
|
40-49
kg
50-59
kg
60-69
kg
70-79
kg
80-89
kg
90-99
kg
≥
100 kg |
0,4
ml
0,5
ml
0,6
ml
0,7
ml
0,8
ml
0,9
ml
1,0
ml |
Lorsque la posologie est adaptée au poids des patients, ajuster, si nécessaire, le volume à administrer en amenant le piston à la graduation désirée en tenant la seringue verticalement.
- Durée de traitement des TVP :
Le traitement par HBPM doit être relayé rapidement par les anticoagulants oraux, sauf contre-indication. La durée du traitement par HBPM ne doit pas excéder 10 jours, délai d'équilibration par les AVK inclus, sauf en cas de difficultés d’équilibration (cf. Mises en garde et Précautions d'emploi). Le traitement anticoagulant oral doit donc être débuté le plus tôt possible.
Coût pour 1 seringue 0,6 ml : de 13,09 € à 15,02 €.
Coût pour 1 seringue 0,8 ml : de 16,46 € à 18,54 €.
Coût pour 1 seringue 1 ml : de 16,46 € à 18,54 €.
Contre-indications :
Ce médicament NE DOIT PAS ETRE UTILISE dans les situations suivantes :
- hypersensibilité à la nadroparine ;
- antécédents de thrombopénie induite par l’héparine (ou TIH) grave de type II induite sous héparine non fractionnée ou sous héparine de bas poids moléculaire (cf. Mises en garde et Précautions d’emploi) ;
- manifestations ou tendances hémorragiques liées à des troubles de l’hémostase (les coagulations intravasculaires disséminées peuvent être une exception à cette règle, lorsqu’elles ne sont pas liées à un traitement par l’héparine (cf. Mises en garde et Précautions d’emploi) ;
- lésion organique susceptible de saigner ;
- hémorragie intracérébrale ;
- en l’absence de données, insuffisance rénale sévère (définie par une clairance de la créatinine de l’ordre de 30 ml/min selon l’estimation de la formule de Cockroft).Dans l’insuffisance rénale sévère, utiliser l’héparine non fractionnée.
Pour le calcul de la formule de Cockroft, il est nécessaire de disposer d’un poids récent du patient(cf. Mises en garde et Précautions d’emploi).
- De plus, une anesthésie péridurale, ou une rachianesthésie ne doivent jamais être effectuées lors d’un traitement curatif par HBPM.
Ce médicament est GENERALEMENT DECONSEILLE dans les cas suivants :
- accident vasculaire cérébral ischémique étendu à la phase aiguë, avec ou sans troubles de la conscience. Lorsque l’accident vasculaire cérébral est d’origine embolique, le délai à respecter est de 72 heures. La preuve de l’efficacité des HBPM à dose curative n’a cependant pas été établie à ce jour, quelles que soient la cause, l’étendue et la sévérité clinique de l’infarctus cérébral ;
- endocardite infectieuse aiguë (en dehors de certaines cardiopathies emboligènes) ;
- insuffisance rénale légère à modérée (clairance de la créatinine >30 et <60 ml/min).
De plus, ce médicament est GENERALEMENT DECONSEILLE, en association avec (cf. Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions)
1.+ l’acide acétylsalicylique aux doses antalgiques, anti-pyrétiques et anti-inflammatoires,
2.+ les AINS (voie générale),
3.+ le dextran 40 (voie parentérale)
Mises en garde et précautions particulières
d'emploi :
Bien que les différentes spécialités d'héparines de bas poids moléculaire aient toutes des concentrations exprimées en unités internationales anti-Xa, leur efficacité ne se limite pas qu'à cette activité anti-Xa. Il serait dangereux de substituer le schéma posologique d'une HBPM par celui d'une autre, chaque schéma ayant été validé par des études cliniques spécifiques. Il y a donc lieu d'être particulièrement vigilant et de respecter le mode d'emploi spécifique de chacune des spécialités.
Mises en garde
- FRAXODI est réservé au traitement curatif des thromboses veineuses profondes et s’administre en une seule injection quotidienne.
- Risque hémorragique Il est impératif de respecter les schémas thérapeutiques recommandés (posologies et durées de traitement). Dans le cas contraire, des accidents hémorragiques peuvent s’observer, surtout chez les sujets à risque (sujets âgés, insuffisants rénaux…).
Les accidents hémorragiques graves ont notamment été observés :
- chez le sujet âgé, notamment du fait de la détérioration de la fonction rénale liée à l’âge,
- en cas d’insuffisance rénale,
- en cas de poids inférieur à 40 Kg,
- en cas de traitement prolongé au-delà de la durée moyenne préconisée de 10 jours,
- en cas de non-respect des modalités thérapeutiques conseillées (notamment durées de traitement et adaptation de la dose en fonction du poids pour les traitements curatifs),
- en cas d’association à des médicaments majorant le risque hémorragique (cf. Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions).
Dans tous les cas, une surveillance particulière est indispensable chez les patients âgés et/ou insuffisants rénaux, ainsi qu’en cas de traitement prolongé au-delà de 10 jours.
Pour détecter une accumulation, une mesure de l’activité anti-Xa peut-être utile dans certains cas (cf. Précautions d’emploi/Surveillance biologique).
- Risque de thrombopénie induite par l’héparine (TIH)
Devant un patient traité par HBPM (à dose curative ou préventive) qui présente un événement
thrombotique, tel que :
-
une aggravation de la thrombose pour laquelle il est traité,
- une phlébite,
- une embolie pulmonaire,
- une ischémie aiguë des membres inférieurs,
- voire un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral ischémique,
il faut systématiquement penser à une thrombopénie induite par l’héparine (TIH) et faire pratiquer en urgence une numération des plaquettes (cf. Précautions d’emploi).
- Utilisation chez l’enfant
En l’absence de données, l’utilisation des HBPM chez l’enfant n’est pas recommandée.
Précautions d'emploi
- Fonction rénale
Avant d’instaurer un traitement par HBPM, il est indispensable d’évaluer la fonction rénale, et plus particulièrement chez le sujet âgé à partir de 75 ans, en calculant la clairance de la créatinine
(Clcr) à l’aide de la formule de Cockroft, en disposant d’un poids récent du patient :
Chez l’homme, Clcr = (140-âge)x poids / (0,814 x créatininémie) avec l’âge exprimé en années, le
poids en kg, la créatininémie en µmol/l.
Cette formule doit être corrigée pour les femmes en multipliant le résultat par 0,85.
Lorsque la créatinine est exprimée en mg/l, multiplier par un facteur 8,8.
La mise en évidence d’une insuffisance rénale sévère (Clcr de l’ordre de 30 ml/min) contre-indique
la prescription d’HBPM dans les indications curatives (cf. Contre-indications).
- Surveillance biologique
- Surveillance plaquettaire
Thrombopénie induite par héparine (ou TIH)
Il existe un risque de thrombopénie grave, parfois thrombosante, induite par l’héparine (héparine non fractionnée et moins fréquemment héparines de bas poids moléculaire), d'origine
immunologique dite de type II (voir aussi Effets indésirables).
En raison du risque de TIH, une surveillance de la numération plaquettaire est nécessaire, quelles
que soient l'indication du traitement et la posologie administrée.
Pratiquer une numération plaquettaire avant traitement ou au plus tard dans les 24 heures après
l’instauration du traitement, puis deux fois par semaine pendant la durée usuelle du traitement.
Une TIH doit être suspectée devant un nombre de plaquettes < 100.000/mm3 et/ou une chute
relative des plaquettes de 30% à 50 % sur 2 numérations successives.
Elle apparaît essentiellement entre le 5ème et le 21ème jour suivant l'instauration du traitement
héparinique (avec un pic de fréquence aux environs du 10ème jour).
Mais elle peut survenir beaucoup plus précocement, lorsque des antécédents de thrombopénie
sous héparine existent, et des cas isolés ont été rapportés au delà de 21 jours. De tels
antécédents seront donc systématiquement recherchés au cours d'un interrogatoire approfondi
avant le début du traitement. En outre, le risque de récidive, en cas de réintroduction de l'héparine,
pourrait persister plusieurs années, voire indéfiniment (cf. Contre-indications).
Dans tous les cas, l’apparition d’une TIH constitue une situation d’urgence et nécessite un avis
spécialisé.
Toute baisse significative (30 à 50% de la valeur initiale) de la numération plaquettaire doit donner
l’alerte, avant même que cette valeur n’atteigne un seuil critique. La constatation d’une diminution
du nombre de plaquettes impose dans tous les cas :
1)-Un contrôle immédiat de la numération.
2)-La suspension du traitement héparinique, si la baisse est confirmée, voire accentuée, lors de
ce contrôle, en l’absence d’une autre étiologie évidente.
Un prélèvement doit être réalisé sur tube citraté pour réaliser des tests d’agrégation plaquettaire in vitro et des tests immunologiques. Mais, dans ces conditions, la conduite à tenir immédiate ne repose pas sur le résultat de ces tests d’agrégation plaquettaire in vitro ou immunologiques, car seuls quelques laboratoires spécialisés les pratiquent en routine et le résultat n’est obtenu, dans le meilleur des cas, qu’au bout de plusieurs heures. Ces tests doivent cependant être réalisés pour aider au diagnostic de cette complication, car en cas de poursuite du traitement héparinique, le risque de thrombose est majeur.
3)-La prévention ou le traitement des complications thrombotiques de la TIH. Si la poursuite de l’anticoagulation semble indispensable, l’héparine doit être relayée par une autre classe d’antithrombotiques : danaparoïde sodique ou hirudine, prescrits suivant les cas à dose préventive ou curative. Le relais par les AVK ne sera pris qu’après normalisation de la numération plaquettaire, en raison du risque d’aggravation du phénomène thrombotique par les AVK.
- Relais de l’héparine par les AVK.
Renforcer alors la surveillance clinique et biologique (temps de Quick exprimé en INR) pour contrôler l’effet des AVK. En raison du temps de latence précédant le plein effet de l’antivitamine K utilisé, l’héparine doit être maintenue à dose équivalente pendant toute la durée nécessaire pour que l’INR soit dans la zone thérapeutique souhaitable de l’indication lors de deux contrôles successsifs.
- Contrôle de l'activité anti-Xa :
La majorité des études cliniques qui ont démontré l’efficacité des HBPM ayant été conduites avec une dose adaptée au poids et sans surveillance biologique particulière, l’utilité d’une surveillance biologique n’a pas été établie pour apprécier l’efficacité d’un traitement par HBPM. Toutefois, la surveillance biologique par détermination de l’activité anti-Xa peut être utile pour gérer le risque hémorragique, dans certaines situations cliniques fréquemment associées à un risque de surdosage.
Ces situations concernent essentiellement les indications curatives des HBPM, en raison des doses administrées, quand existe :
- une insuffisance rénale légère à modérée (clairance estimée selon la formule de Cockroft de l’ordre de 30 ml/min à 60 ml/min) : en effet, contrairement à l’héparine standard non fractionnée, les HBPM s’éliminent en grande partie par le rein et toute insuffisance rénale peut conduire à un surdosage relatif. L’insuffisance rénale sévère constitue quant à elle, une contre-indication à l’utilisation des HBPM aux doses curatives (cf. Contre-indications) ;
- un poids extrême (maigreur voire cachexie, obésité) ;
- une hémorragie inexpliquée.
Afin de détecter une possible accumulation après plusieurs administrations, il est le cas échéant
recommandé de prélever le sang du patient au pic maximal d’activité (selon les données
disponibles), c’est à dire environ 4 heures après la 2ème administration, lorsque le médicament est
délivré en 1 injection SC par jour.
La répétition du dosage de l’activité anti-Xa pour mesurer l’héparinémie, par exemple tous les 2 à
3 jours, sera discutée au cas par cas, en fonction des résultats du dosage précédent, et une éventuelle modification de la dose d’HBPM sera envisagée.
Pour chaque HBPM et chaque schéma thérapeutique, l’activité anti-Xa générée est différente.
A titre indicatif, d’après les données disponibles, la moyenne observée (± écart-type) à la 4e heure
pour la nadroparine délivrée :
- à la dose de 83 UI/Kg par injection, en 2 injections par 24 h a été de 1,01 ± 0,18 UI.
- à la dose de 166 UI/Kg en 1 injection par 24 h a été de 1,34 ± 0,15 UI.
Cette valeur moyenne a été observée au cours des essais cliniques pour les dosages d’activité anti-Xa effectués par méthode chromogénique (amidolytique).
- Temps de céphaline avec activateur (TCA) Certaines HBPM allongent modérément le TCA. En l’absence de pertinence clinique établie, toute surveillance du traitement fondée sur ce test est inutile.
- Situations à risque
La surveillance du traitement sera renforcée dans les cas suivants :
- insuffisance hépatique,
- antécédents d’ulcères digestifs ou de toute autre lésion organique susceptible de saigner,
- maladies vasculaires de la choriorétine,
- en période post-opératoire après chirurgie du cerveau et de la moelle épinière ou des yeux,
- la réalisation d’une ponction lombaire devra être discutée en tenant compte du risque de saignement intra-rachidien. Elle devra être différée chaque fois que possible.
- l’héparine peut freiner la sécrétion d’aldostérone et entraîner une hyperkaliémie. Ceci a été observé particulièrement chez les patients ayant une kaliémie élevée et chez les patients à risque (diabétiques, insuffisants rénaux chroniques, acidose métabolique préexistante ou traitement par des médicaments susceptibles d’augmenter la kaliémie tels que les IEC et les AINS).
Le risque d’hyperkaliémie augmente avec la durée du traitement et est habituellement réversible. En cas de traitement prolongé, une surveillance de la kaliémie peut être effectuée chez les patients à risque.
Interactions avec
d'autres médicaments et autres formes d'interactions :
Certains médicaments ou classes thérapeutiques sont susceptibles de favoriser la survenue d’une hyperkaliémie : les sels de potassium, les diurétiques hyperkaliémiants, les inhibiteurs de l’enzyme de conversion, les inhibiteurs de l’angiotensine II, les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les héparines (de bas poids moléculaire ou non fractionnées), la ciclosporine et le tacrolimus, le triméthoprime. La survenue d’une hyperkaliémie peut dépendre de l’existence de facteurs de risque associés.
Ce risque est majoré en cas d’association des médicaments sus-cités.
Associations déconseillées
+ Acide acétylsalicylique aux doses antalgiques, anti-pyrétiques et anti-inflammatoires (et, par extrapolation, autres salicylés) Augmentation du risque hémorragique (inhibition de la fonction plaquettaire et agression de la muqueuse gastro-duodénale par les salicyclés). Utiliser un analgésique antipyrétique non salicylé (type paracétamol).
+ A.I.N.S (voie générale) : Augmentation du risque hémorragique (inhibition de la fonction plaquettaire et agression de la muqueuse gastro-duodénale par les anti-inflammatoires non stéroïdiens). Si l'association ne peut être évitée, surveillance clinique étroite.
+ Dextran 40 (voie parentérale) : Augmentation du risque hémorragique (inhibition de la fonction plaquettaire par le Dextran 40).
Association faisant l’objet de précaution d'emploi
+ Anticoagulants oraux : Potentialisation de l'action anticoagulante. Lors du relais de l’héparine par l’anticoagulant oral, renforcer la surveillance clinique.
Associations à prendre en compte
+ Antiagrégants plaquettaires (autres que acide acétylsalicylique à doses antalgiques, antipyrétiques et anti-inflammatoires ; AINS) : abciximab, acide acétylsalicylique aux doses antiagrégantes dans les indications cardiologiques et neurologiques, beraprost, clopidogrel, eptifibatide, iloprost, ticlopidine, tirofiban
Augmentation du risque hémorragique.
Grossesse et allaitement :
Grossesse :
Les études effectuées chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène de la nadroparine.
En l'absence d'effet tératogène chez l'animal, un effet malformatif dans l'espèce humaine n'est pas
attendu.
En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l'espèce humaine se sont
révélées tératogènes chez l'animal au cours d'études bien conduites sur deux espèces.
- Traitement préventif au 1er trimestre et traitement curatif
En clinique, il n'existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif ou foetotoxique de la nadroparine lorsqu'elle est administrée à dose préventive pendant le 1er trimestre de la grossesse ou à dose curative pendant toute la grossesse.
En conséquence, par mesure de précaution, il est préférable de ne pas utiliser la nadroparine à dose préventive pendant le 1er trimestre de la grossesse ou à dose curative pendant toute la grossesse.
- Traitement préventif au cours des 2ème et 3ème trimestres
En clinique, l'utilisation de la nadroparine au cours d'un nombre limité de grossesses, au cours des 2ème et 3ème trimestres, n'a apparemment révélé aucun effet malformatif ou foetotoxique particulier à ce jour. Toutefois, des études complémentaires sont nécessaires pour évaluer les conséquences d'une exposition dans ces conditions. En conséquence, l'utilisation de nadroparine à dose préventive au cours des 2ème et 3ème trimestres ne doit être envisagée au cours de la grossesse que si nécessaire.
Allaitement :
La résorption digestive chez le nouveau-né étant a priori improbable, le traitement par nadroparine n'est pas contre-indiqué chez la femme qui allaite.
Effets indésirables :
Manifestations hémorragiques : elles surviennent essentiellement en présence :
- de facteurs de risque associés : lésions organiques susceptibles de saigner, certaines associations médicamenteuses (cf. Contre-indications et Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions), âge, insuffisance rénale, faible poids.
- de non respect des modalités thérapeutiques, notamment durée de traitement et adaptation de la dose en fonction du poids (cf. Mises en garde/risque hémorragique). De rares cas d’hématomes intrarachidiens ont été rapportés lors de l’administration d’héparine de bas poids moléculaire au cours d’une rachianesthésie, d’une analgésie ou d’une anesthésie péridurale.
Ces événements ont entraîné des lésions neurologiques de gravité variable dont des paralysies prolongées ou permanentes (cf. Précautions d’emploi).
- L'administration par voie sous-cutanée peut entraîner la survenue d’hématomes au point d'injection. Ils sont majorés par le non-respect de la technique d'injection ou l’utilisation d’un matériel d’injection inadéquat. Des nodules fermes disparaissant en quelques jours traduisent un processus inflammatoire et ne sont pas un motif d'arrêt du traitement.
- Des thrombopénies ont été rapportées. Elles sont de deux types :
- les plus fréquentes, de type I, sont habituellement modérées (> 100 000/mm3), précoces (avant le 5ème jour) et ne nécessitent pas l’arrêt du traitement,
- rarement des thrombopénies immuno-allergiques graves de type II (TIH). Leur prévalence est encore mal évaluée (cf. Mises en garde et Précautions d’emploi).
- Possibilité d’élévation asymptomatique et réversible des plaquettes.
- De rares nécroses cutanées au point d’injection ont été signalées avec les héparines. Ces réactions peuvent être précédées d’un purpura ou de placards érythémateux, infiltrés et douloureux. La suspension du traitement doit être immédiate.
- Rares manifestations allergiques cutanées ou générales (incluant de très rares cas d’angioœdème) susceptibles, dans certains cas, de conduire à l'arrêt du médicament.
- Le risque d'ostéoporose ne peut être exclu, comme avec les héparines non fractionnées, lors de
traitement prolongé.
- Elévation transitoire des transaminases.
- Très rares cas d’hyperkaliémie réversibles dus au freinage de la sécrétion d’aldostérone par
l’héparine, particulièrement chez les patients à risque (cf. Précautions particulières d’emploi)
- Très rares cas d’hyperéosinophilie, isolés ou associés à des effets cutanés, réversibles à l’arrêt du traitement.
Surdosage :
Le surdosage accidentel après administration sous-cutanée de doses massives d’héparine de bas poids moléculaire pourrait entraîner des complications hémorragiques.
En cas d’hémorragie, un traitement par sulfate de protamine peut être indiqué dans certains cas, en tenant compte des faits suivants :
- son efficacité est nettement inférieure à celle rapportée lors d’un surdosage par l’héparine non fractionnée ;
- en raison de ses effets indésirables (notamment choc anaphylactique), le rapport bénéfice/risque du sulfate de protamine sera soigneusement évalué avant prescription.
La neutralisation est dans ce cas effectuée par l’injection intraveineuse lente de protamine (sulfate ou chlorhydrate).
La dose de protamine utile est fonction :
- de la dose d'héparine injectée (on peut utiliser 100 UAH de protamine pour neutraliser l'activité de 100 UI anti-Xa d'héparine de bas poids moléculaire),
- du temps écoulé depuis l'injection de l'héparine, avec éventuellement une réduction des doses de l'antidote.
Néanmoins, il n'est pas possible de neutraliser totalement l'activité anti-Xa. Par ailleurs, la cinétique de résorption de l'héparine de bas poids moléculaire peut rendre cette neutralisation transitoire et nécessiter de fragmenter la dose totale calculée de protamine en plusieurs injections (2 à 4), réparties sur 24 heures.
En cas d'ingestion, même massive, d'héparine de bas poids moléculaire (aucun cas rapporté), aucune conséquence grave n'est,
a priori, à redouter, compte tenu de la très faible résorption du produit aux niveaux gastrique et intestinal.
PROPRIÉTÉS PHARMACOLOGIQUES :
Propriétés pharmacodynamiques :
B01 AB 06 : ANTI-THROMBOTIQUES
La nadroparine est une héparine de bas poids moléculaire dans laquelle les activités antithrombotique et anticoagulantes de l'héparine standard ont été dissociées.
Elle est caractérisée par une activité anti-Xa plus élevée que l’activité anti-IIa ou antithrombinique. Pour la nadroparine, le rapport entre ces deux activités est compris entre 2,5 et 4.
Aux doses curatives, au pic maximum d’activité, le TCA peut être allongé de 1,4 fois le temps du témoin. Cet allongement est le reflet de l’activité antithrombinique résiduelle de la nadroparine.
Propriétés
pharmacocinétiques :
Les paramètres pharmacocinétiques sont étudiés à partir de l'évolution des activités anti-Xa plasmatiques.
- Biodisponibilité
Après injection par voie sous-cutanée, la résorption du produit est rapide et proche de 100%; l'activité plasmatique maximale est observée entre la 3ème et la 4ème heure si la nadroparine est administrée en 2 injections par jour.
Ce pic est décalé entre la 4ième et la 6ième heure si la nadroparine est administrée en une injection par jour.
- Métabolisme
Il s'effectue essentiellement au niveau hépatique (désulfatation, dépolyménisation).
- Distribution
Après injection par voie sous-cutanée, la demi-vie de l’activité anti-Xa est supérieure pour les héparines de bas poids moléculaire, comparativement aux héparines non fractionnées. Cette demi-vie est de l'ordre de 8 à 10 heures.
Quant à l'activité anti-IIa, elle disparaît plus rapidement du plasma que l'activité anti-Xa avec les héparines de bas poids moléculaire.
- Elimination
L'élimination s'effectue principalement par voie rénale sous forme peu ou pas métabolisée.
- Populations à risque
- sujet âgé :
Chez le sujet âgé, la fonction rénale étant physiologiquement diminuée, l’élimination est ralentie. Cette modification n'a pas d'influence sur les doses et le rythme des injections en traitement préventif tant que la fonction rénale de ces patients reste dans des limites acceptables, c'est à dire faiblement altérée.
Il est indispensable d’évaluer systématiquement la fonction rénale des sujets âgés de plus de 75 ans par la formule de Cockroft, avant l’instauration d’un traitement par HBPM (cf. Mises en garde et Précautions d'emploi).
- Insuffisance rénale légère à modérée (clairance de la créatinine> 30ml/min) :
Il peut être utile dans certains cas de contrôler l’activité anti-Xa circulante pour éliminer un surdosage dans les indications curatives (cf. Mises en garde et Précautions d’emploi).

DONNÉES PHARMACEUTIQUES :
Durée de conservation : 3 ans.
Précautions particulières de conservation :
A conserver à une température inférieure à 30°C.
A conserver dans son emballage jusqu'à l'utilisation.
Mode d’emploi, instructions concernant la manipulation :
Utilisation du système de protection de l'aiguille : après injection, mettre en place le système de
sécurité de la seringue de FRAXODI. Tenir d'une main la seringue par le manchon et tirer fermement
de l'autre sur la bague pour déverrouiller le manchon et l'amener jusqu'au clic de verrouillage.
L'aiguille souillée est ainsi entièrement protégée.
PRÉSENTATION ET NUMÉRO D'IDENTIFICATION ADMINISTRATIVE :
A.M.M.
347 328.8 ou 34009 347 328 8 1: 0,6 ml, boîte de 2 (1998).
347 330.2 ou 34009 347 330 2 4 : 0,6 ml, boîte de 10 (1998).
347 331.9 ou 34009 347 331 9 2 : 0,8 ml, boîte de 2 (1998).
347 333.1 ou 34009 347 333 1 4: 0,8 ml, boîte de 10 (1998).
347 334.8 ou 34009 347 334 8 2: 1 ml, boîte de 2 (1998).
347 336.0 ou 34009 347 336 0 4: 1 ml, boîte de 10 (1998).
Prix :
Seringues pré-remplies graduées 0,6 ml : 30,03 €. (boîte de 2) / 130,89 €. (boîte de 10).
Seringues pré-remplies graduées 0,8 ml : 37,08 €. (boîte de 2) / 164,55 €. (boîte de 10).
Seringues pré-remplies graduées 1 ml : 37,08 €. (boîte de 2) 164,55 €. (boîte de 10).
CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DÉLIVRANCE :
Liste I.
Remboursée Sécurité sociale à 65 %.
Agréée pour les collectivités.
TITULAIRE DE
L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ :
Laboratoire GlaxoSmithKline
100, route de Versailles – 78163
Marly-le-Roi Cedex – Tél. : 01.39.17.80.00
Information Médicale : Tél. :
01.39.17.84.44 - Fax : 01.39.17.84.45
DATE D’APPROBATION / RÉVISION :
Avril 2008
Version : FRAXO1C1_08.