L'Hypertension Artérielle

 

Définition


La tension artérielle prise par le médecin correspond à la pression du sang dans les artères.

Elle est mesurée avec un tensiomètre qui donne deux chiffres : le premier chiffre, le plus élevé, reflète la pression artérielle systolique (PAS), autrement dit la pression du sang lorsque le coeur se contracte et propulse le sang dans les artères ; le second chiffre, le plus bas, correspond quant à lui à la pression du sang quand le muscle cardiaque se relâche : c'est la pression artérielle diastolique (PAD).

HTA

La pression artérielle est mesurée en millimètres de mercure (mmHg) par l'appareil par exemple 120mmHg/80mmHg.

Le médecin, en général annonce à son patient sa tension en centimètres de mercure, ce qui donnera par exemple 12/8 pour une pression artérielle correspondant à 120/80 mmHg.

Grâce à une certaine pression dans les artères, l'oxygène sanguin est distribué dans tous les tissus de l'organisme.


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Il est important que la pression artérielle soit suffisante pour que tous les organes soient irrigués et oxygénés en particulier le cerveau, organe noble de l'organisme. Aussi, des mécanismes régulateurs existent pour assurer ce service.

La pression artérielle est dépendante de plusieurs facteurs : facteur cardiaque, la pompe cardiaque ; facteur vasculaire, le diamètre des vaisseaux sanguins et facteur sanguin, le volume sanguin. Ces facteurs sont intriqués pour que la pression artérielle tende toujours vers des chiffres normaux.

Si la pompe cardiaque faiblit (par exemple : ralentissement de la fréquence cardiaque, insuffisance cardiaque), la pression artérielle diminuera ; au contraire si le coeur s'accélère (tachycardie), la pression augmentera.

Si le diamètre des vaisseaux diminue (vaso-constriction), la pression augmentera, si les vaisseaux se dilatent (vaso-dilatation), elle diminuera.

Si le volume sanguin diminue comme par exemple lors d'une hémorragie ou lors d'une déshydratation importante, la tension va chuter ; si, dans ces circonstances, on remplit les vaisseaux par une transfusion de sang ou des perfusions, la tension va remonter.

Tous ces mécanismes sont intriqués et se compensent entre eux ; si un mécanisme est déficient, un autre prendra le relais afin que la tension tende vers des chiffres normaux : ainsi, par exemple lors d'une hémorragie où le volume sanguin diminue et où la tension chute, les petits vaisseaux périphériques auront tendance à se contracter, le coeur aura tendance à s'accélérer pour faire remonter la tension.


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L'hypertension artérielle, souvent désignée par les 3 lettres HTA, est une élévation permanente de la pression du sang dans les artères au dessus des chiffres normaux, c'est-à-dire quand la tension artérielle est égale ou supérieure à 140/90 mmHg (ou 14/9).

Il faut donc que le tensiomètre indique une valeur tensionnelle de 135/85 mmHg maximum (13,5/8,5) pour que la tension soit normale.

Mais la pression artérielle est variable selon les moments de la journée et les circonstances : elle augmente avec l'effort, les émotions violentes, tandis qu'elle s'abaisse lorsque l'organisme est au repos et pendant la nuit.

Pour affirmer qu'une personne est atteinte d'hypertension artérielle il faut que la tension soit élevée en permanence, que les chiffres tensionnels soient toujours au-dessus des valeurs normales, quelques soient les circonstances et à l'occasion de plusieurs consultations.

L'hypertension artérielle peut être due à diverses maladies, mais c'est rare ; souvent aucune cause n'est retrouvée, on parle alors d'hypertension artérielle essentielle, c'est-à-dire qu'aucune pathologie particulière n'en est directement responsable.

L'hypertension artérielle essentielle représente 90 % des cas d'hypertension artérielle. (source : www.santé.gouv.fr)

Il ne faut pas confondre tension nerveuse et tension artérielle : une idée reçue partagée par bon nombre de français, un sondage Sofres de 2001 montre en effet que près de 29 % des français interrogés pensent que tension nerveuse est synonyme de tension artérielle. (source : www.tns-sofres.com)

Oui ! le stress fait monter la tension mais cela ne signifie pas hypertension artérielle. Quand la personne est au calme et que sa tension redevient normale, elle n'est pas hypertendue. Si par contre sa tension ne retrouve pas des valeurs normales dans les moments de calme, elle est hypertendue.

> Consultez notre rubrique voir mieux comprendre en image : « Le tensiomètre »


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