La Rhinite Allergique
Définition
La rhinite allergique constitue un véritable problème de santé publique en raison de sa prévalence et de ses conséquences sur la qualité de vie.
Elle se caractérise par une inflammation localisée aigüe ou chronique de la muqueuse nasale.
Elle se manifeste par un ensemble de symptômes (éternuements, obstruction et écoulement nasal) dus à une réaction immunologique excessive en présence d'une substance étrangère que l'on nomme allergène.
La rhinite allergique survient lorsqu'une personne sensibilisée rencontre un allergène. La quantité d'allergènes présents dans l'air et le degré de sensibilisation d'une personne influent de manière importante sur l'apparition et la gravité des symptômes.
La rhinite allergique est souvent associée à une conjonctivite ainsi qu'à d'autres pathologies comme la sinusite. Par ailleurs, les chercheurs ont mis en exergue les relations spécifiques entre nez et bronches. Il existe en effet une continuité entres les muqueuses naso-sinusienne et bronchique. De fait, la rhinite allergique est considérée comme un facteur de risque pour l'asthme : des études ont montré que la moitié des personnes souffrant de rhinite présentaient aussi une hyperréactivité bronchique non spécifique, donc une susceptibilité asthmatique. De manière symétrique, la quasi-totalité des sujets asthmatiques a aussi une rhinite associée, plus ou moins invalidante selon les cas.
 Muqueuse nasale normale (cornet moyen) |
 Muqueuse nasale lors de rhinite allergique saisonnière |
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Les rhinites allergiques peuvent être distinguées en deux entités :
- La rhinite pollinique saisonnière ou " rhume des foins ", facilement identifiable car survenant chaque année à la même saison et le plus souvent associé à une conjonctivite . Les crises surviennent au moment de l'arrivée des pollens, quand leur concentration dans l'air augmente.
- La rhinite allergique chronique " perannuelle " qui dure toute l'année et souvent associée à l'asthme. Les allergènes responsables sont généralement les acariens (poussières de maison), les poils d'animaux (notamment de chat), les moisissures et les blattes.
Une troisième catégorie de rhinite peut être signalée : il s'agit de la rhinite professionnelle qui est déclenchée par l'exposition à des substances sur le lieu de travail.
Notons que la polypose naso-sinusienne, qui est obstructive (le nez est bouché par des polypes), peut quant à elle se surajouter à une rhinite allergique.
La classification ARIA proposée par l'
Organisation Mondiale de la Santé :
Plusieurs études ont montré que la qualité de vie des personnes souffrant de rhinite allergique est presque aussi altérée que celle des sujets asthmatiques.
L'impact important de la rhinite allergique sur la qualité de vie des patients et sur la santé publique a donc incité l'OMS à élaborer en 2001 une nouvelle classification de la maladie.
Le consensus ARIA ( Allergic Rhinitis and its Impact on Asthma) repose sur des facteurs de durée (rhinite intermittente ou persistante) et de sévérité (rhinite légère ou modérée à sévère).
- Les facteurs de durée
Une rhinite est considérée comme intermittente lorsqu'elle survient moins de quatre jours par semaine ou moins de quatre semaines consécutives par an.
Elle est diagnostiquée comme persistante lorsqu'elle survient au contraire plus de quatre jours par semaine et plus de quatre semaines consécutives par an.
- Les facteurs de sévérité
Une rhinite est légère si le patient ne ressent aucun des symptômes suivants : troubles du sommeil, gêne entraînant une diminution des activités sociales, sportives, professionnelles ou scolaires, symptômes invalidants.
A contrario, une rhinite est modérée à sévère lorsque le patient souffre d'au moins un des troubles cités plus haut.
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Chaque gène est un morceau du fil d'ADN. L'ordre précis des bases qui le composent constitue une information qui permet de définir un être entier. Or, lorsqu'une cellule se divise, l'information contenue dans l'ADN doit être recopiée. Parfois, le système présente des ratés, un peu comme s'il faisait des fautes d'orthographe. Cette altération du message sera présente dans toutes les cellules-filles, mais n'entraînera pas forcément l'apparition d'une maladie. En revanche, lorsque la variation de séquence concerne un endroit stratégique, elle aura une répercussion sur la ou les protéines correspondantes. Que se passe-t-il alors ? Le gène muté peut produire une protéine inactive, ne pas en produire du tout ou encore fabriquer une protéine toxique. Dans le cas des myopathies de Duchenne et de Becker, c'est une grande protéine nommée dystrophine qui est déficiente. Son rôle est encore très imprécis à l'heure actuelle. Il existe par ailleurs différents types de mutations. L'objectif des généticiens est d'établir des corrélations entre le génotype (gène) et le phénotype (conséquences de cette mutation au plan fonctionnel).
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Les risques de transmission d'une maladie génétique s'évaluent en fonction de son mode de transmission.
- La transmission autosomique dominante :
Ex : dystrophie musculaire facio- scapulo-humérale ou FSH. L'un des deux parents est porteur ou atteint de la maladie ; il a un risque de un sur deux de transmettre le gène défectueux à sa descendance. D'un point de vue psychologique, le parent concerné peut ressentir de la culpabilité parce qu'il a transmis la maladie à son enfant. S'il est atteint d'une forme peu invalidante de la maladie, son conjoint peut craindre que l'enfant puisse éventuellement être atteint d'une forme plus sévère.
- La transmission autosomique récessive :
Ex : amyotrophie spinale. Les deux parents doivent être porteurs d'un chromosome muté. Eux-mêmes ne sont pas atteints de la maladie. Un quart des enfants seront atteints de la maladie et un quart d'entre eux seront sains et ne transmettront pas la maladie. La moitié des enfants hériteront d'un chromosome muté : ils ne seront pas malades, mais pourront en revanche transmettre la maladie à leur descendance. C'est en donnant naissance à un enfant malade que les parents apprennent le risque héréditaire. Dans certains cas, le fait que les parents soient indemnes accroît le sentiment de culpabilité envers l'enfant malade.
- La transmission récessive liée à l'X :
Ex : myopathie de Duchenne. Le gène responsable de la maladie est le gène de la dystrophine. Les formes graves sont appelées myopathie de Duchenne et les formes moins sévères myopathie de Becker. L'anomalie génétique est portée sur l'un des deux chromosomes chez la femme. Les femmes transmettent la maladie sans être malades et seuls les garçons en sont atteints. Chacun des garçons a un risque sur deux d'être atteint de la maladie. Et chacune des filles a un risque sur deux de transmettre la maladie. D'un point de vue psychologique, les femmes sont doublement atteintes : d'une part parce qu'elles découvrent la maladie chez l'un de leurs enfants et d'autre part parce qu'elles transmettent la maladie. Les jeunes femmes qui désirent avoir un enfant peuvent avoir recours au diagnostic pré-natal. Une interruption médicale de grossesse peut être envisagée en cas de pronostic défavorable.


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