La Rhinite Allergique

Prise en charge


L’éviction représente la première étape du traitement anti-allergique, mais nécessite l’identification de l’allergène incriminé. Cette mesure peut permettre de diminuer les symptômes mais il est toutefois rare qu’elle suffise, à elle seule, à faire disparaître les symptômes. L’éviction est donc souvent utilisée en association aux autres traitements.(18)

> Consultez notre rubrique Conseils pratiques


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Différents médicaments peuvent être prescrits par le médecin pour traiter la rhinite allergique. (3)

  • Les antihistaminiques agissent en bloquant l’action de l’histamine, responsable des symptômes de l’allergie. Alors que les antihistaminiques de première génération entraînaient une somnolence, les antihistaminiques plus récents sont mieux tolérés. Ils peuvent être utilisés en local ou en traitement général. Par voie orale, ils soulagent rapidement les symptômes. En traitement local, ils permettent une action encore plus rapide sur les symptômes. Ce traitement peut être utilisé dans les formes légères.
  • Les corticoïdes par voie nasale possèdent une activité anti-inflammatoire puissante et bloquent la réaction allergique. Ils permettent une réduction de l’inflammation et de l’hyperréactivité nasales. Ils agissent sur les symptômes de la rhinite tels que l’obstruction nasale et perte de l’odorat. Ils sont considérés comme très efficaces. Ils sont le traitement de première intention des formes modérées à sévères de rhinite allergique.(19)
  • Les décongestionnants oraux ou intra-nasaux diminuent l’obstruction nasale. La forme orale peut-être utilisée en association avec les antihistaminiques. Les décongestionnants intra-nasaux ne doivent pas être pris pendant plus de 10 jours consécutifs.
  • Les cromones s’utilisent en intra-nasal ou en gouttes oculaires. D’action brève, ils nécessitent plusieurs administrations par jour.
  • Les anticholinergiques par voie nasale agissent presque exclusivement sur la rhinorrhée (écoulement du nez)
  • Les corticoïdes oraux


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Lorsque la cause de l’allergie est bien définie, une immunothérapie ou désensibilisation peut être envisagée. (3)

Le but de la désensibilisation est d’améliorer les symptômes et de diminuer les conséquences d’une exposition ultérieure à l’allergène. Elle peut permettre de diminuer le risque du passage de la rhinite à l’asthme. (3)

Le traitement consiste à administrer des doses croissantes de l’allergène afin que l’organisme s’y habitue progressivement. Le traitement est long : entre 3 et 5 ans.(20)

Actuellement, il existe deux modes d’administration possible : la voie sous-cutanée (par injection) et la voie sublinguale (gouttes sous la langue).
La désensibilisation est possible pour les allergènes qui interviennent par voie respiratoire (acariens, pollens, phanères animales comme le chat) et pour les venins d'hyménoptères (l'un des grand succès de la désensibilisation).

En revanche, elle n'est pas actuellement réalisable pour les allergies dues à un aliment (oeuf...), un médicament ou pour les allergènes qui interviennent par contact (ex : eczéma dû au nickel). Elle n’est également pas indiquée si le nombre d’allergènes est supérieur à deux. (6)

> Consultez notre rubrique les traitements expliqués


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Une intervention chirurgicale peut être indiquée en cas de déviation de la cloison nasale, de polypose des fosses nasales ou pour drainer des sinus infectés. (3)

Sources :
3. Bousquet et Al. Allergic Rhinitis and its Impact on Asthma (ARIA) 2008 Update. (in collaboration with the World Health Organization GA²LEN and AllerGen). Allergy 2008;63 (Suppl. 86), pages 8-160
6. Sauvan-Pistof C. Allergies et désensibilisation : les atouts de la voie sublinguale. Actualités, innovations, médecine. N°134. mars 2008, pages 16-20.
18. Didier A. ; Pecodani J. ; Serrano-E. Traitement de la rhinite allergique. Allergie et immunologie. 2001; XXXII(7), pages 265-270.
19. Avis de la Commission de la Transparence Avamys du 19 mars 2008.
20. Rufin P., La rhinite allergique de l'enfant. Archives de pédiatrie 2005; 12:333-336.


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