


La rhinite allergique consiste en une inflammation de la muqueuse nasale.
Elle se manifeste par une ensemble de symptômes tels que des éternuements, une rhinorrhée (nez qui coule), une irritation, une congestion et/ou parfois une perte de l’odorat. De nombreux malades se plaignent également de démangeaisons oculaires ou de larmoiement.
Les symptômes oculaires, y compris le prurit et les irritations sont plus fréquents dans la rhinite allergique saisonnière que dans la rhinite allergique perannuelle.(9)
Une enquête menée auprès de 1482 patients souffrant de rhinite allergique en Europe(10) et portant sur le ressentis des symptômes de la rhinite a montré les résultats suivants :
Examen du nez et bilan ORL
En cas de rhinite, il est nécessaire d’avoir un examen du nez. Cet examen se fait à l’aide d’un spéculum et d’un bon éclairage. Un bilan plus spécialisé du nez est fondamental en cas de rhinite allergique persistante, en cas de symptômes atypiques ou en cas de profession à risque de cancer du nasopharynx.
Le bilan allergologique
Les tests cutanés sont indispensables mais pas toujours obligatoires pour l’établissement du diagnostic. Ils permettent de mettre en évidence les sensibilisations. La méthode la plus couramment utilisée est le « prick test ». Les extraits d’allergène sont placés sur l’avant-bras ou le dos et introduits dans la peau par piqûre légère. Les zones de peau qui deviennent rouges et piquent renseignent sur les allergènes responsables. La lecture des résultats se fait 10 à 15 minutes après la réalisation du test.
> Consultez notre rubrique Examen expliqué
Le dosage des IgE spécifiques donne des renseignements similaires à ceux des tests cutanés. Il est utilisé lorsqu’il existe une discordance entre les tests cutanés et l’allergène suspecté, lorsque l’on souhaite tester un allergène rare non disponible en tests cutanés, ou lors de traitements ou pathologies rendant difficile les tests cutanés. (11)
Les tests de provocation nasale allergéniques sont plus rarement utilisés et doivent être réalisés par des spécialistes. Il s’agit d’un dépôt de doses croissantes d’allergènes dans une narine et de la surveillance des symptômes de rhinite. (11)
Sources :
9. Bahls C. In the clinic : Allergic rhinitis. Annals of internal medicine 2007; 146(7):ITC4-1 – ITC4-16
10. Canonica GW, Bousquet J, Mullol J, Scadding GK, Virchow JC. A survey of the burden of allergic rhinitis in Europe. Allergy 2007:62(Suppl.85), pages 17-25
11. Bousquet J., Demoly P., Ndjaye M. La rhinite allergique, Formation médicale continue. JAMIF 2003; (523 (Mai)), pages 31-35.
12. Demoly P., Bousquet J. La rhinite allergique : Bilan d’une rhinite allergique. Ed. John Libbey Eurotext. 2002; pages 93-101.
