
La gêne se manifeste dès lors que la dentine, partie sensible de la dent n'est plus protégée et donc fragilisée. La dentine est en temps normal recouverte d'émail, ou de cément et de gencive. Quand cette protection s'abîme - érosion de l'émail ou gencives rétractées -, la dentine est mise à nue. Les terminaisons nerveuses, appelées tubuli dentinaires, sont alors en contact direct avec l'extérieur et le bouclier naturel dent/gencives ne joue plus son rôle efficacement. La moindre agression extérieure provoque une douleur.
Le mauvais brossage, spirale infernale
45%*des personnes qui ont les dents sensibles ressentent des douleurs lors du brossage. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, un brossage inadapté est en partie à l'origine de la sensibilité dentaire.
De mauvais gestes effectués pendant de nombreuses années, le plus souvent avec des dentifrices abrasifs et des brosses à dents trop dures, conduisent à une détérioration de la zone dentinaire, de l'émail et de la gencive en particulier.
Un brossage trop dynamique et insistant sur la dent favorise l'érosion de l'émail. Un brossage trop agressif et accentué sur la gencive peut créer des micro-blessures qui finiront par entraîner une rétraction de la gencive. La conséquence se traduit à plus ou moins long terme par une mise à nu de la dentine.
La spirale infernale se met en route . Le brossage devient douloureux, on l'effectue superficiellement, les microbes s'installent, la plaque dentaire apparaît, les gencives se rétractent . Par crainte de la douleur, l'hygiène dentaire est négligée, les irritations s'accroissent, la sensibilité dentaire augmente, le cercle est sans fin.
Le supplice des chocs thermiques
Parmi les 44% de Français qui souffrent de sensibilité dentaire, 82% se disent sensibles au contact du froid et 56% au contact du chaud*.
Le froid est le choc thermique - ou "chaud/froid" - sont synonymes de douleur. Les variations subites de températures, auxquelles les dents doivent faire face, sont d'origine variable.
En hiver, le choc thermique a lieu entre la température interne de la bouche qui atteint les 37°C et le mercure du thermomètre pouvant descendre sous la barre des 0°C. Le mécanisme est similaire lors d'absorption d'aliments ou de liquides : un sorbet bien glacé, un verre d'eau après une gorgée de café, thé, ou une bouchée d'un plat chaud sont autant de douleurs brèves mais redoutées par celles ou ceux atteints de sensibilité dentaire.
* Etude quantitative GSK Santé Grand Public " Usages et Attitudes ", 2003



