


En général, l'évolution de la maladie est bénigne.(7) Les croûtes formées à partir des vésicules finissent par disparaître, normalement sans laisser de cicatrices, au bout de 8 à 10 jours environ.(8)
Dans certains cas, des complications peuvent survenir. La plus fréquente est la surinfection des lésions par des bactéries, favorisée par les grattages excessifs.(7) Afin d'éviter la surinfection, il convient de soulager les démangeaisons et de désinfecter les lésions.
Une autre complication possible est le développement de cicatrices inesthétiques, elles aussi liées au grattage excessif. Ces cicatrices peuvent être définitives.
Chez l'adulte, les complications sont le plus souvent d'ordre respiratoire.(9) La fièvre peut atteindre 40°C et s'accompagner d'une toux sèche et de dyspnée. Dans les formes graves, une atteinte du poumon avec détresse respiratoire sévère et crachats de sang lors des quintes de toux peut s'observer. Néanmoins, l'évolution est souvent favorable et le syndrome respiratoire disparaît en environ 2 semaines.
Des complications neurologiques passagères peuvent se manifester mais elles sont rares. Elles semblent être dues à une inflammation du cervelet (cérébellite) ou de l'encéphale (encéphalite).(10)
Chez les personnes immunodéprimées, la varicelle est une maladie potentiellement grave.(7) En effet, chez les personnes atteintes du sida ou recevant une chimiothérapie pour un cancer, la varicelle se manifeste sous forme de fièvre très élevée ; les vésicules sont nombreuses et parfois hémorragiques.(11) L'infection peut s'étendre à d'autres organes tels que les poumons.11 Les lésions cutanées exposent à une surinfection par des bactéries11, notamment les streptocoques ou les staphylocoques, ce qui peut entraîner une septicémie. Les surinfections par champignons du genre Candida albicans sont également possibles.
La varicelle et le zona sont provoqués par le même virus : le virus varicelle zona. Une fois la varicelle guérie, le virus reste présent dans les ganglions nerveux sensitifs. Dans certaines conditions, notamment en cas de maladie infectieuse, d'une diminution des défenses immunitaires, d'un stress ou d'un traumatisme, l'immunité contre la varicelle diminue et permet au virus de se réveiller. Il se manifeste alors sous forme de zona.
Le patient ressent des picotements, des démangeaisons et une douleur aiguë sur des segments de peau correspondant au territoire d'un ou de plusieurs nerfs. Puis une éruption douloureuse prenant l'aspect de vésicules disposées en grappes survient sur un seul côté du corps, généralement sur la poitrine, l'abdomen ou le visage. D'autres symptômes peuvent s'y associer : fièvre, céphalées et fatigue. Au bout de quelques jours, des croûtes se forment puis disparaissent, mais elles peuvent laisser des cicatrices.
Des manifestations douloureuses peuvent également persister. En effet, chez les sujets plus âgés, une douleur peut persister plusieurs mois après la disparition de l'éruption : on parle alors d'algie post-zostérienne.
Dans certains cas, si un nerf qui se rend à l'oil est touché, le zona peut entraîner des inflammations de la cornée. Rarement, une infection d'un nerf facial peut causer la paralysie d'un côté du visage.
Maladie en général bénigne, la varicelle peut se révéler redoutable quand elle survient au cours de la grossesse. Lorsqu'elle est contractée en début de grossesse, elle entraîne un risque pour l'embryon puis le foetus. L'enfant, à la naissance, peut présenter une atrophie des membres, des lésions cutanées, ainsi qu'une atteinte des yeux et du système nerveux central.
Plus l'éruption chez la mère est proche de l'accouchement, plus les risques sont importants pour l'enfant. Si la mère contracte la maladie entre les cinq jours précédant et les deux jours suivant l'accouchement, le nourrisson risque également d'en être atteint. En effet, il n'a pas bénéficié de la protection des immunoglobulines maternelles. Le nourrisson souffre alors essentiellement de difficultés respiratoires.
L'aspirine ne doit pas être administrée sans avis médical en raison du risque de survenue d'une maladie rare mais grave, le syndrome de Reye (3). Il s'agit d'une maladie très rare associant une atteinte cérébrale et une atteinte hépatique, qui se manifeste par des vomissements fréquents et abondants, de la fièvre, un délire, une somnolence et des pertes de connaissances pouvant aller jusqu'au coma.
